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La Presse - Le lundi 08 mai 2006
L'étiquette du bilinguisme - Louise Leduc

«May I help you?»

Silence.

- Puis-je vous aider?

Regard médusé.

- Anglais ou français?

- WHAT?

- MAY I HELP YOU?

«Oh, yes, yes, I'm sorry. I'm just a little deaf.»

Ce dialogue de sourds, que la socio-linguiste Monica Heller s'était amusée à citer à la fin des années 70, est un bel exemple de l'étrange «étiquette du bilinguisme» de Montréal.

«Quelque chose d'étrange se passe à Montréal, écrivait-elle alors. Chaque rencontre entre étrangers, particulièrement dans les lieux publics, est devenue un geste politique.»

Tu t'adresses à moi en français, mais avec un petit accent, je te réponds dans quelle langue? Dans Sorry, I Don't Speak French, Graham Fraser note que, «après 200 ans de coexistence, il y a toujours très peu de règles écrites ou non écrites ou de rituels sociaux» qui régissent le choix d'une langue parlée.

Entre deux amis, la langue parlée sera celle dans laquelle la relation s'est établie. Entre deux inconnus? Belle valse-hésitation. Quand on entend un petit accent et que l'on poursuit la conversation dans la langue de l'autre, de deux choses l'une: ou bien l'interlocuteur apprécie l'attention, ou bien il prend ombrage du fait que l'on juge imparfaite sa connaissance de sa langue seconde.

Il y a bien sûr derrière tout cela une volonté d'être poli et une capacité certaine de se comprendre, observe Graham Fraser. N'empêche, si à Montréal on ne peut plus parler de deux solitudes, les francophones et les anglophones continuent de vivre dans leur «bulle», aussi bilingues soient-ils: des amis presque tous francophones pour les francophones, et des amis presque tous anglophones pour les anglophones.

Lire aussi :
Débat linguistique: pas de nouvelles, bonnes nouvelles?


Letter: I want to improve my French, but francophones are insisting on English

Even though I am a recent transplant from Ontario to Quebec and desperately want to improve my very basic French, I have encountered the following difficulties:

The local gas station attendant won’t speak to me in French. He wants to practise his English.

The bartender at my local pub won’t speak to me in French. She wants to practise her English.

My girlfriend’s hairdresser won’t speak to her in French. She wants to practise her English.

Our downstairs neighbour won’t speak to us in French. She wants to practise her English.

And because I am from English Canada, free French language tuition is unavailable to me, though it would be if I were a recent arrival to Quebec from anywhere else in the world.

All I want to do is learn and practise my French.

Does Premier Pauline Marois have any suggestions?

Geoffrey Bailey

Piedmont

Read more: http://www.montrealgazette.com/life/Letter+want+improve+French+francophones+insisting+English/8366212/story.html#ixzz2TK5x4HsP